Le rucher Saint Gervais  
  les Avettes de Patrick 
La vie sociale des abeilles

est un univers prodigieux, fascinant, d'une organisation parfaite. C'est un insecte qui vit en totale synergie, en totale symbiose avec son biotope, qui synchronise son rythme de vie, de développement, avec le climat et les ressources nourricières (les fleurs pour l'essentiel) que fournit son environnement.
Les abeilles peuvent être considérées comme des super-organismes, où la colonie est "l'organe" qui comprend entre 40 et 80.000 organes-individuels, les abeilles.
Cette société n'a pas d'autorité centralisée. Personne ne commande. C'est pourquoi la façon dont elles parviennent à des décisions collectives, dont elles répartissent les tâches et partagent le travail, dont elles communiquent l'emplacement des fleurs, tous leurs comportements sociaux collectifs, sont hallucinants.

Tout aussi étonnant est leur système de santé. Car les abeilles prennent soin de la santé de la colonie. Elles ont un comportement hygiénique très développé. Certaines abeilles sont capables de repérer les individus malades et de les éliminer du nid, de la colonie, ce qui garde la colonie saine. Pour les aider dans leurs tâches hygiéniques et d'asepsie, les abeilles utilisent un puissant désinfectant naturel, la propolis. 
Elles récoltent cette résine sur certaines plantes et certains arbres. La propolis est un antibiotique naturel qui élimine les bactéries, les moisissures et les autres germes dans la colonie, et renforce ainsi sa santé et son système immunitaire social. 
 
Plus de 80 % des espèces végétales vivent, dans le monde, grâce à la pollinisation effectuée par les insectes, essentiellement, des abeilles. En France, nous en comptons plus de 1000 espèces. Comme pour le reste du monde animal, les abeilles, dans nos pays industrialisés sont en fort déclin voire sont menacées d'extinction.
L'abeille noire, apis mellifera mellifera 
En France, la sous-espèce d'abeilles indigène est
l'apis mellifera mellifera (aussi appelée apis mellifica mellifica), l'abeille noire.
De nos jours, le sanctuaire de l'abeille noire, se
trouve sur l'île d'Ouessant.
Les plupart des abeilles noires du continent sont
issues de croisements génétiques, plus ou moins importrants, avec d'autres sous-espèces.
L'image de droite renvoie sur le site du
Conservatoire de l'abeille noire.
Il est possible d'y commander des reines et des
essaims.
Quelle température fait-il dans la ruche ?

Il y fait une température constante de 35°C.
Pourtant l'abeille n'est pas un animal au sang chaud. La régulation de la température est produite par l'agitation des abeilles qui, soit produit de la chaleur, soit évacue la chaleur par ventilation et évaporation de l'eau amenée par les abeilles dans la ruche lorsque la température extérieure est supérieure à 35°C.
L'hiver, dans les régions très froides où il gèle longtemps, et où l'élevage de couvain est stoppé, la température intérieure de la ruche est diminuée jusqu'à 10 à 15°C. Il est à noter qu'à une température inférieure à 8 ou 10°C l'abeille s'ankylose et ne bouge plus. Cette limite inférieure de température lui est fatale.
"Depuis la nuit des temps, la mythologie de toutes les civilisations a célébré l’abeille avec un sentiment mêlé de crainte et d’admiration. Intrigué par l’organisation sociale de la colonie et émerveillé par les propriétés extraordinaires des produits de la ruche, l'homme s’est efforcé d’établir des relations privilégiées avec cet insecte.
Dans le groupe zoologique des insectes, l’abeille appartient à l’ordre le plus évolué, celui des hyménoptères. Les premières abeilles sont apparues avec l’émergence des plantes à fleurs, il y a plus de cent millions d’années.

Pour découvrir le monde des abeilles, il ne faut jamais oublier une idée surprenante pour les humains, seule, l’abeille n’est rien. Elle ne vit que par son appartenance au groupe et pour ce groupe. A tel point que si l’on veut comprendre les abeilles il est préférable de considérer chaque colonie, chaque ruche, comme un être vivant global dont les abeilles ne sont que les parties.
Découvrir une colonie d’abeilles en plein travail c’est entrer de plein pieds dans un monde extraordinaire..."

Pierre-André Pellissier,
apiculteur en Valais, Suisse

Si l'apiculteur à l'impression de "domestiquer" les essaims qu'il met dans ses ruches parce qu'il est en capacité de les exploiter et de les maintenir près de chez lui, il n'en demeure pas moins que les abeilles conservent leurs comportements et leurs instincts propres. Leur état sauvage subsiste totalement et pleinement.

L'apiculteur aura beau baser son travail sur la connaissance qu'il a de la vie sociale de l'abeille, s'il ne la respecte pas, son travail sera voué à l'échec.