Le rucher Saint Gervais  
  les Avettes de Patrick 
Qui suis-je ?

Je me présente,
Patrick FAVER, 57 ans.
J'ai travaillé dans le domaine de la santé communautaire, en milieu associatif, et après quelques années de recherches infructueuses d'un nouvel emploi, j'ai décidé de me lancer dans un projet de reconversion :
Il s'agit de l'apiculture et de la compagnie des abeilles.
Pourquoi cet engouement pour l'apiculture ?

Devenir berger des abeilles !
 Ce projet s'est comme imposé à moi. Cela m'est apparu comme une évidence. J'ai de tout temps aimé la nature, le jardinage, la culture des plantes, la compagnie des animaux. Je me rappelle qu'étant tout petit, je demandais à ma mère de ne pas détruire les toiles que des araignées venaient tisser au plafond, juste au-dessus de mon lit. Je ne les craignais pas et jamais elles ne sont venus perturber mon sommeil d'enfant.
Plus récemment, et depuis quelques années, au printemps, j'avais observé l'absence, de plus en plus importante, d'abeilles sur les arbres fruitiers en fleurs de notre terrain. L'implantation de ruches dans les alentours est en train de modifier cette situation. Rien ne vaut la vue d'un grand cerisier en fleurs et le bruit de milliers d'abeilles butinant.
C'est tout simplement BEAU !
Cet insecte fait partie des plus fascinantes créatures. Mais, hélas, c'est également l'un des plus menacés.
Les populations d'abeilles diminuent. En milieu naturel, les lieux propices à accueillir un essaim se raréfient. Les pesticides et les cultures intensives déciment les colonies d'abeilles.

Une apiculture & des abeilles en danger !

Même si la dernière étude menée par FranceAgriMer, en 2015, laisse préjager une légère amélioration de la filière apicole, l'avenir demeure incertain. En France, entre 2004 et 2010, le nombre de ruches a diminué de 20%, passant d'un peu plus d’un million en 2010, contre 1,346 million en 2004. Le nombre d'apiculteurs (amateurs comme professionnels), quant à lui, est en chute puisque la France a perdu 40% de ces passionnés durant cette période (le détail en chiffres)

Moins d'abeilles, moins d'apiculteurs, moins d'apiculteurs, moins d'abeilles.
Un cercle sans fin !
Bien sûr, l'une des solutions passe par la lutte contre les pesticides, contre les cultures intensives, contre les OGM. Mais en attendant que les bonnes résolutions soient prises, ils ne faut pas baisser les bras.

Je ne me définis pas comme étant un écologiste dans toute la noblesse que revêt ce terme, mais je suis un défenseur de la nature, de sa faune comme de sa flore.
Aussi, l'envie de voir à nouveau nos arbres abondamment pollinisés m'a fait réfléchir à l'idée d'avoir une ou deux ruches.
Mon frère Claude aidant et Michel un copain d'enfance, habitant à deux pas de notre campagne, élevant quelques ruches, m'ont convaincu de tenter cette expérience. Michel m'a offert mon premier essaim et l'aventure, pour moi, commençait avec deux ruches. Très vite, je me suis découvert une belle et vraie passion pour les abeilles. Cet insecte est extraordinaire !
C'est pour cette raison, comme j'ai pu l'écrire, un peu plus haut dans ce texte, qu'en 2014 ce projet de reconversion m'est apparu comme une évidence.

Je ne sais pas encore si les colonies que j'accompagne dans leur développement me seront suffisamment reconnaissantes pour me permettre de "gagner ma vie". Je ne compte pas réaliser d'énormes bénéfices mais juste disposer d'un minimum de revenu.
Et si ce travail, car n'en doutez pas, il s'agit d'un réel labeur, peut contribuer modestement à la préservation de Dame Nature, alors j'aurai doublement réussi mon projet.

Il est toutefois important de savoir qu'une colonie, à son installation, a besoin de plusieurs mois pour se développer, voire d'une année. Construire les rayons de cire, prendre possession de la ruche, emmagasiner les premiers pollens, produire le premier miel nécessaire au bon développement du couvain et des larves, se fera sur des semaines.
Un essaim compte de 10 à 15.000 abeilles. Il lui faudra plusieurs mois pour devenir une colonie de 60 à 80.000 individus.

Mon objectif est d'atteindre à l'automne 2017 un chetel d'au moins quanrante ruches.
"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage"
Mon projet (son lancement, son coût)

Constitution d'un rucher sédentaire.
Au printemps 2015, j'ai constitué, sur notre terrain, un rucher de 26 ruches.

J'ai fait le choix d'un rucher sédentaire afin d'offrir aux colonies un cadre de développement optimal. Transhumer ses ruches, plusieurs fois par saison, permet certes de récolter des miels d'origines diverses (miel de lavande, d'acacia, etc.) mais au détriment des abeilles. Moins les ruches sont manipulées, mieux se portent leurs occupantes. D'autant que l'implantation du rucher se situe sur une zone riche en plantes mellifères et en pollens divers.

Etant sédentaires, les ruches dont j'ai fait l'acquisission sont des Dadant 12 cadres, un peu plus grandes que les ruches habituellement utilisées. Ces ruches sont un peu plus chères à l'achat mais mieux adaptées aux ruchers sédentaires.


La miellerie.
Je ne disposais ni d'un espace dédié à l'extraction du miel et à son conditionnement ni d'un lieu où je pouvais effectuer les petits travaux nécessaires à l'entretien du rucher et des ruches. Aussi J'ai  construit, en août 2014, un chalet en bois de 18 mètres carrés. La moitié de cet espace est aménagé en lieu de travail. Dans l'autre moitié, en salle isolée, j'y ai agencé une miellerie la plus conforme possible aux normes d'hygiène réglementaires.





Son coût de lancement.

J'avais initialement évalué le coût pour lancer mon projet à 14.000 €. Au final, son coût s'est élèvé à 20.000 €.
La différence vient d'un investissement plus important dans la miellerie et son local ainsi que dans l'achat de ruches supplémentaires et de matériels plus important que prévu, comme par exemple l'achat de ruchettes pour le renouvellement de mes colonies.

Le budget se répartit de la façon suivante :

Les ruches  
Achat des ruches complètes avec fonds aérés,
corps et hausses à tenons, toits chalet plus équipements
(2 hausses par ruches, peintures, fabrication des supports...)
achat de 26 essaims avec reines + 20 ruchettes 
 


12.400 €
   
La miellerie & l'aménagement du rucher  
Aménagement d'un local de travail et du laboratoire
achat du chalet & du matériel (extracteur, maturateur, désoperculateur,
carrelage, isolation, traitement du bois et peinture, etc.)


7000 €
Amménagement du rucher (plantations & clôture) 600 €
Son financement.
J'ai auto-financé mon projet à hauteur de 15.742 €
4.258 € proviennent d'un financement participatif auprès des membres de MyMajorCompany.
La collecte a duré 3 mois pour se clore le 15 octobre 2014. Elle a recueilli 4.731 € auxquels MMC a retiré sa commission de 10%.
La zone géographique de butinage que les abeilles de mon rucher peuvent exploiter

Les abeilles peuvent parcourir de longues distances pour aller chercher le nectar et le pollen dont elles ont besoin. Bien sûr, plus courtes sont les distances entre la ruche et la source de nectar / pollen, plus rapides et plus nombreux seront les approvisionnements de la colonie et meilleur sera son développement.
La zone de butinage idéale est d'environ 1 km, ce qui représente 300 ha (c'est le cercle bleu sur la carte ci-dessous). Au-delà de cette distance la zone de butinage peut atteindre 3 km.

Voici, à partir de la position de mon rucher principal (initial), la zone que peuvent parcourir les abeilles.

Zones de butinage 
Vert : 0,5 km (Fin hiver) 
Bleu : 1 km (Automne) 
Violet : 2 km (Printemps) 
Rose : 3 km (Eté)
En cliquant sur la carte, vous avez accès à un site qui vous permet de voir, suivant les saisons, la zone de butinage de vos abeilles.
Merci à Stéphane, mon compagnon, pour son soutien